Editorial du dernier bulletin

Edito du numéro 97 de GENEALOGIE JURASSIENNE

La généalogie à l’heure de l’informatique

Les nouvelles technologies ont complètement restructuré l’approche et la pratique de la généalogie. De nombreux logiciels ont fait leur apparition et sont aujourd’hui à la disposition des chercheurs. Qu’ils soient gratuits ou payants, ce sont des outils façonnant et facilitant l’organisation des recherches. Ils permettent la gestion d’énormes bases de données, que celles-ci soient déjà collectées ou devant l’être, ainsi que la représentation visuelle des résultats obtenus (graphiques, arbres, tableaux, etc.).
Ils sont capables de gérer plusieurs dizaines de milliers de personnes, sans qu’on en connaisse aujourd’hui la limite.
Mis au point à l’origine par les Mormons, dont l’intérêt ancien pour la généalogie est connu, le format de fichier informatique Gedcom (Genealogical Data Communication) s’est imposé comme la norme, autorisant ainsi, facilement, le transfert des informations recueillies d’un logiciel vers un autre.
Internet a fait de la généalogie un phénomène de société. Lieu privilégié d’échanges et de publications de l’information généalogique (données, méthodes de travail), internet a généré de nouvelles méthodes de recherches dont l’effet a été de démultiplier le nombre de personnes en quête de leur lignée.
En France, presque toutes les archives sont en ligne, que ce soit au niveau des départements ou municipalités. En Suisse peu, ont déjà fait le pas, mais c’est en marche. Tout près de nous, le canton de Berne l’a fait et cela nous intéresse au plus près.
Déjà aujourd’hui, le chercheur se déplace peu, loin de chez lui. Il s’évite ainsi des heures de déplacement et la recherche d’un hypothétique renseignement. Cela ira encore en augmentant.
Internet permet également à la généalogie de modifier le profil de la définition du chercheur : celui-ci, en effet, tend à ne plus être le simple copieur de sa recherche, mais à faire partie d’une énorme toile où toutes les données pourront se recouper.
Des associations ont commencé, à l’instar du CGAEB, de faire des relevés et de les mettre à disposition de ses membres. L’étape suivante sera de relier ces relevés aux archives. Des archivistes l’ont compris et incitent, déjà, à indexer les résultats de ces travaux aux fonds d’archives. Cela contribue ainsi à enrichir, pour le plus grand bien de la mémoire collective, ces fonds d’archives.
Nécessaire de faire ce pas ?
Je pense qu’aujourd’hui, il n’est plus possible de se passer de l’informatique pour faire ses recherches. Les bases de données sont devenues tellement gigantesques que le traitement manuel, avec des fiches et des classeurs, est simplement impossible.
Comment penser pouvoir gérer des arbres de plusieurs milliers de personnes manuellement ?

Joël Etique