Editorial du dernier bulletin

Edito du numéro 94 de GENEALOGIE JURASSIENNE

Que deviendra ma Généalogie ?

C’est une interrogation récurrente : que deviendra ma généalogie après ma mort et qui s’intéressera à ce travail amassé depuis plusieurs décennies ?
Et si la réponse résidait dans la façon dont vous racontez vos anecdotes, dont vous préparez le relais… simplement, sans barber vos proches ?

Envie d’écrire votre livre de famille ?
Envie de rendre votre généalogie éternelle ?
Concrètement, comment faire ?

Bien sûr, nous râlons tous lorsque des archives ont disparu.
Mais, avec l’accroissement exponentiel des versements d’archives, il va falloir se poser la question sur le bienfondé de la totalité de nos archives, nous réinterroger sur nos critères de tri, si on garde trop et pas forcément les bonnes choses.
Comment trouver le juste milieu entre la nécessité d’intégrer des documents complémentaires et les coûts que cela va induire par le traitement et la conservation de ces documents ?
Si l’avenir de la généalogie est bien numérique avec des bases de données en ligne, nombreux sont encore les chercheurs qui utilisent cahiers et feuilles volantes, ainsi que photocopies et relevés dactylographiés.
Il n’est pas ici question de condamner cet état de fait, mais peut-être juste de mieux former et accompagner les généalogistes étrangers à ces nouvelles technologies.
Éviter une rupture entre ceux qui savent utiliser les techniques actuelles et ceux qui ne savent pas. Nous pouvons, nous devons adapter les outils, et intensifier l’entraide sur le terrain.
Si nous ne voulons pas que nos archives soient perdues ou refusées par des organismes en manque de place, il est nécessaire de se poser ces questions.

Joël Etique