Edito du numéro 101 de généalogie jurassienne

Que deviendront mes recherches ? 

L’assemblée générale qui s’est déroulée le dernier samedi de février a vu, dans sa partie statutaire, l’acceptation des comptes et du programme 2019. Le bureau et les vérificateurs ont été reconduits dans leurs fonctions. Le cercle est prêt à démarrer cette année jubilaire.

Dans la seconde partie, des plus intéressantes, nous nous sommes penchés sur le devenir de nos recherches.

Si chacun aimerait bien qu’il en reste quelque chose, que cela profite à autrui, les avis pour y arriver sont nombreux.

Penser que les archives ou musées sont intéressés à récupérer tout cela tient certainement plus de l’utopie que de la réalité.

Même si notre généalogie a nécessité des milliers d’heures de travail, les pièces qui la composent ne sont, bien souvent, que des copies de ce qui est déjà archivé au niveau communal, cantonal ou fédéral.

Ce qui en fait la richesse, ce ne sont pas les documents photocopiés sur les étagères de la bibliothèque, ni les mètres cubes de cartons à la cave, mais plutôt les liens entre nos aïeux composant l’arbre généalogique et les documents originaux répartis dans les différents musées ou archives, qui l’enrichissent.

Si l’on s’en tient à cette logique, notre arbre doit être documenté et sous forme numérique, car des mètres cubes de documents classés en multiples exemplaires ne peuvent plus être stockés par les instances publiques ou privées, par manque de place et de temps. En plus du volume, le tri a aussi un coût et stocker sans tri n’a aucun sens.

Un constat aussi : penser que cela se réglera sans nous est insensé. Bien souvent les familles n’ont pas le même intérêt ou n’imaginent même pas ce que ces recherches contiennent.

En résumé, le chercheur doit régler sa succession lui-même. Il est nécessaire de réduire les archives papier aux seuls documents originaux qu’il possède. Sa généalogie doit être documentée en citant les sources et en mettant des liens. C’est une copie de cela qui doit être confiée à une association pour faire perdurer son travail.

Une autre manière pour que son travail ne se perde pas est de le publier. Le bulletin du Cercle est là pour accueillir vos textes.

                                                                                                                                       Joël Etique