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Auguste Quiquerez (1801-1882) a consacré
une partie de sa vie à la politique, puis à son métier
d'ingénieur des mines du Jura.
Nommé député au Grand-Conseil bernois en 1837 et préfet de Delémont en 1838, il eut à s'occuper des conflits d'intérêts entre les Sociétés des Forges du Jura, d'une part, et les propriétaires fonciers et les communes, d'autre part. Ceux-ci, conformément aux nouvelles loi, désiraient plus d'indépendance dans l'exploitation et le commerce du minerai. Ils avaient le soutien du préfet Quiquerez dans les préavis qu'il donnait dès 1839. Ils eurent également le soutien du député Quiquerez, en 1841, dans les délibérations au Grand-Conseil. |
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Après 1847, à la fin de ses mandats
politiques due au changement de gouvernement, il fut nommé au poste
d'ingénieur des mines du Jura. Il travaillait sous le contrôle
de la direction des Finances, en collaboration avec l'inspecteur des mines
du canton (Mieg, puis Beckh).
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Son rôle était très contraignant.
Il devait visiter les galeries pour la surveillance des mines. Il exigeait
des maîtres mineurs l'établissement de plans détaillés,
mais la plupart du temps, il était réduit à les dessiner
lui-même et à les compléter selon l'avancement des
travaux. On recense près de 300 plans établis de sa main.
En 1859 et 1863, il dessina les plans généraux des concessions
et des puits miniers de la vallée de Delémont.
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Quiquerez fut mandaté par le gouvernement
pour étudier les réserves de minerai de fer. Ses rapports
de 1854 et 1863 donnent un aperçu complet des recherches et des
travaux effectués sur l'ensemble du Jura, avec un essai de prévision
des réserves disponibles.
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Ses occupations l'obligeaient à comprendre
la géologie du terrain sidérolithique. Ses observations,
qu'il a publié dans divers articles, restent d'un grand intérêt,
même si la théorie qu'il défendait sur le mode de formation
du minerai de fer est complètement rejetée actuellement.
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Quiquerez, homme curieux du passé de son
pays, ne pouvait ignorer l'histoire de l'exploitation du fer dans le Jura.
Ses travaux et publications sur le travail du fer au Moyen-Age et sur l'histoire
de la sidérurgie dans la Principauté furent tout-à-fait
novateurs et restent une référence incontournable jusqu'à
nos jours. Il fondait ses écrits sur la prospection dans le terrain,
des fouilles de bas fourneaux et d'innombrables recherches dans les archives.
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